Un air sain pour rester en bonne santé !

29 avril 2024

 

Nous allons aborder, aujourd’hui, un problème de santé lié à la qualité de l’air que nous respirons dans nos habitations.

 

Quels sont les dangers pour la santé ? Comment faire pour respirer un air sain ? Quelles sont les bonnes pratiques ?

En France, nous passons en moyenne 80 % de notre temps dans des lieux fermés et particulièrement dans nos logements.

Il est donc indispensable d’assurer un renouvellement d’air à l’intérieur de nos habitations pour respirer un air sain.

Malheureusement, nous constatons trop souvent dans de nombreux logements une insuffisance dans les systèmes de renouvellement d’air, qui expose les individus à des concentrations de polluants.

 

À quels types de polluants sommes-nous exposés à l’intérieur d’une habitation ?

D’abord, il existe les polluants chimiques qui sont principalement :

  • Les composés organiques volatils qui ont la capacité de s’évaporer à température ambiante. Nous les retrouvons dans les matériaux de construction notamment dans les peintures, mais également dans les produits d’entretien, les désodorisants et les parfums.
  • Il y a aussi les gaz issus des combustions des gazinières, chauffe-eau, chauffage au bois et tabac.
  • Les pesticides liés au traitement des plantes.
  • Et surtout le monoxyde de carbone qui est un gaz incolore, inodore et mortel émis la plupart du temps par les appareils de chauffage mal entretenus.

Ensuite, il existe les polluants sous forme de fibres et de particules comme les poussières naturelles et les pollens.

Pour finir, nous avons les polluants biologiques comme les bactéries, les virus, les toxines et les allergènes.

Tous ces polluants se retrouvent dans l’air que nous respirons à des dosages plus ou moins nocifs pour la santé.

 

Justement, quels sont les risques pour la santé ?

Une exposition à des dosages élevés aura des effets immédiats comme le déclenchement de nausées, d’irritations des yeux, du nez ou de la gorge, des toux, des crises d’asthme, et même des asphyxies pouvant aller jusqu’au décès dans le cas d’une intoxication au monoxyde de carbone.

Une exposition répétée à des dosages plus faibles aura des effets sur le long terme comme la diminution de la capacité respiratoire ou encore le déclenchement d’un cancer, par exemple, dans le cas d’une exposition prolongée à la fumée de tabac.

 

L’humidité est-elle aussi dangereuse pour la santé ?

En effet, un mauvais renouvellement d’air cause un excès d’humidité dans l’air.

Les activités domestiques, comme la cuisson, le séchage du linge, les pièces humides telles les toilettes et les salles de bain, mais aussi notre respiration, rejettent de la vapeur d’eau qui augmente le taux d’humidité dans l’air intérieur.

Cet excès d’humidité est à l’origine de nombreuses dégradations comme l’apparition de moisissures sur les murs et la prolifération des acariens.

Il faut en permanence veiller à maintenir un taux d’humidité compris entre 40 et 60 % à l’intérieur d’une habitation.

 

Comment faire pour renouveler correctement l’air que nous respirons ?

Pour vivre et évoluer dans un environnement sain à notre époque, il est fondamental d’équiper nos habitations de systèmes de ventilation mécanique contrôlée (VMC). Le principe est très simple. Il s’agit d’extraire l’air vicié intérieur en le remplaçant par de l’air frais venant de l’extérieur.

Attention, si vous habitez dans des zones urbaines très polluées, il faudra également filtrer les polluants contenus dans l’air extérieur.

Nous estimons qu’il faut renouveler 60 % du volume d’air total d’une habitation toutes les heures et 24 h/24.

 

Avez-vous de bonnes pratiques pour améliorer la qualité de l’air au quotidien ?

En plus de votre VMC, il est recommandé d’ouvrir en grand les fenêtres 10 minutes matin et soir, sauf évidemment si vous habitez dans une ville dont l’air est très pollué.

Il est également recommandé d’utiliser des produits affichant un label environnemental pour le nettoyage et de choisir des produits peu émissifs pour votre décoration et votre ameublement.

Vous ne devez jamais condamner une bouche d’aération. Pensez également à les dépoussiérer régulièrement et à réaliser un entretien complet de votre VMC à minima tous les 3 ans.

Pour finir, il est indispensable d’installer un détecteur de monoxyde de carbone qui déclenche une alarme pour éviter les intoxications en cas de concentrations élevées et un hygromètre pour vérifier le taux d’humidité à l’intérieur de votre habitation.


Guillaume MILLO
Expert en rénovation de bâtiments anciens
Auteur – Chroniqueur radio
LinkedIn: linkedin.com/in/guillaume-millo
Vous aimerez également ...
Tout afficher

Le naufrage 2024 de MaPrimeRénov’ !

  Le gouvernement a annoncé de nouvelles mesures de simplification pour le dispositif MaPrimeRénov’ à partir du 15 mai 2024.   Pour quelles raisons faisons-nous encore une réforme ? Ces mesures seront-elles efficaces ? Quelles sont les conséquences pour les ménages français et le secteur de la construction ? Dans une précédente chronique, nous avions évoqué la baisse du […]

Les bâtiments à l’épreuve des séismes !

  Le 3 avril, un important séisme a frappé l’île de Taïwan faisant 17 morts et plus de 1 000 blessés. Ces phénomènes naturels peuvent faire beaucoup de victimes et sont à l’origine de nombreux dégâts matériels. Rappelons-nous le séisme dévastateur au Japon en 2011 qui avait déclenché un tsunami et provoqué un accident nucléaire à Fukushima. Quelle est […]

La géothermie volcanique, du feu sous la glace !

Lors d’une précédente chronique en mars, nous avions abordé le potentiel de la géothermie offshore qui permet de produire de l’énergie en extrayant la chaleur de la Terre depuis les fonds marins. Aujourd’hui, nous allons continuer notre travail de prospection en matière d’énergie avec la géothermie volcanique terrestre. Un projet de recherche a été initié […]